Pourquoi voyagerais-tu en solo? 

Des hommes et des femmes partent, souvent, pour un long voyage sur des routes difficiles.  Il leur arrive de camper, souvent, la nuit à cause de l’épuisement  des bêtes lourdement chargées  et aussi, de leur propre épuisement.  Chacun d’eux, chacune d’elles, en a plusieurs qu’il faut, chaque fois, charger et décharger.

S’ils s’entre-aident fraternellement, s’ils mettent leur désir dans le bien-être de tous et portent tous également le fardeau de chacun, ils voyageront dans le plus grand bonheur.  Mais, s’ils se divisent, agissent en solo et ne se mettent d’accord, si chacun ne voit et ne veut être que pour soi, ils s’épuiseront tous et toutes.  Plusieurs tomberont le long du chemin…

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22e Examen de conscience

Il revient à chacun, homme ou femme, d’examiner ses rapports avec son prochain.  Il doit labourer et moissonner, commercer et coopérer avec ses semblables aux oeuvres de la cité.  Leur fait-il ce qu’il voudrait qu’on lui fît?  Rejette-t-il sur eux ce qu’il haït pour lui-même?  Fait-il preuve de bonté et de compassion envers eux?  S’efforce-t-il de les aider de toutes ses forces lorsque le besoin frappe à leurs portes?

La Bible répond à toutes ces questions à commencer par le Pentateuque :

«Tu aimeras ton prochain comme toi-même.  Je suis l’Éternel.» (Lév. 19. 18b).

Pour Jésus, c’est le deuxième plus grand Commandement:

«Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.  C’est le premier et le plus grand commandement.  Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.  De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.» (Mat. 22. 37-40).

Une histoire en exemple

Un roi ordonna à ses serviteurs de conduire un vizir sur la rive éloignée d’un grand fleuve, avec les plus grands égards, pour le déposer en un lieu déterminé à une heure indiquée.  Il ordonnait en même temps au vizir d’accomplir certains actes en faveur de ces mêmes serviteurs.  Ceux-ci obéirent, à la lettre, à l’ordre royal.  Mais, le vizir, lui, n’en eut cure.  Alors, l’un des serviteurs prit la parole et dit au vizir :

«Ô Prince oublieux des ordres du roi, ne crains-tu donc pas que l’un d’entre nous ne t’imite et néglige la mission de te garder en ta pérégrination, te laissant choir au sein du grand fleuve et périr de mort violente?  Reviens de ton erreur, acquitte-toi de ta dette envers nous, de peur que nous ne t’abandonnions».  Et le vizir se repentit.

Et toi, ô mon frère, ô ma sœur, songe à ce qu’il adviendrait si l’un de tes organes violait  l’injonction divine au moment où tu veux t’en servir.  Tu n’ignores pas le décret du Seigneur en son Livre qui jamais ne met : tout dans l’univers est soumis à ta volonté et à ton désir, si tu te soumets à Dieu.  Mais, tout ira contre toi, si tu agis contre ton Créateur.

Ne ressemblons pas au vizir oublieux de cette histoire!

«Si vous suivez mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique, je vous enverrai des pluies en leur saison, la terre donnera ses produits, et les arbres des champs donneront leurs fruits.» (Lév. 26. 3, 4).

Nos organes

Plus extraordinaire encore serait-il que nos organes sortent de leur fonction, que les merveilleux moteurs se paralysent un instant et que se meuvent les glandes immobiles?  Ou, si les sens ne nous communiquaient plus les excitations extérieures, il en serait fait de toute notre complexion et notre organisme se décomposerait.  Est-ce que vous vous en rendez compte?  Avez-vous jamais pris un certain recul pour y réfléchir?

Comment pourrions-nous ne pas être confus de violer le Pacte divin en un monde où tout s’harmonise en notre être?  Nous avons des aides, nos membres, que Dieu obligea à la plus stricte servitude pour nous aider à porter le fardeau de la vie.

6e L’instinct révoltant

Il convient que l’Homme sente en lui l’instinct pervers qui le pousse à se révolter contre son Créateur.  Il l’incite à renverser l’alliance de son Dieu.

Que donc, l’Homme médite et revoie  toute la réalité sensible qui lui crève les yeux : le Monde, ses racines et ses détails, ses éléments simples ou composés et complexes, ses sphères et ses abîmes!

Tout est orchestré et soumis à la seule Parole du Seigneur.   Rien ne se dérobe à Sa Loi.  Tout  garde intact Son pacte.  Nous, les hommes et les femmes, ne voyons rien qui s’exclut des liens de la soumission à Dieu et altère Sa nature.  La terre ne bondit pas hors de sa position centrale.  Les eaux de la mer – deux fois plus grandes que le sec – ne débordent pas leurs frontières fixées pour submerger et engloutir  la face de la terre.  Sinon l’espèce humaine subsisterait-elle dans la clarté du ciel?  Nullement!  Elle en disparaîtrait.  Il n’en resterait aucune trace, aucun vestige…

5e Les lenteurs de l’Homme

En poursuivant son examen de conscience, l’Hommes se doit de constater ses lenteurs à comprendre l’Écriture et l’étrange paix de son âme, indifférente à l’appel du Seigneur.  Il n’agirait certes pas ainsi pour une lettre  qu’un roi lui aurait envoyée.  Il y appliquerait tout son esprit et toute son intelligence.  Il endurerait toutes les peines pour en comprendre le message, aussi difficile qu’en fût l’écriture ou le vocabulaire, aussi profond, subtile et complexe que fût son style.   Capable d’un tel effort pour déchiffrer la pensée d’un homme aussi faible et misérable que lui, pourquoi ne le serait-il pas davantage pour connaître le Livre de son Dieu?  C’est la source de salut et de vie!

Pourquoi, ô mon frère, te permets-tu de te soustraire, de te suffire d’une connaissance superficielle de son message en négligeant sa profondeur?  Ne vois-tu pas ta déficience aussi coupable, aussi mortelle que celle de Balthazar prosterné devant ses idoles d’or et d’argent au seuil de la mort qui la guette? (cf. Dan. 5.23).